La régulation

Régulation intelligente
L’importance de la régulation
L ’énergie la plus économique est celle que l’on ne consomme pas !

Une régulation « intelligente » de l’énergie dans les pièces est essentielle, non seulement pour vos factures d’énergie, mais aussi pour votre confort de vie.

La dépense d’énergie se fait dans les pièces, non dans la chaudière
En général, la chaudière doit produire une eau de départ à une température moyenne de 35 °C pour un chauffage par le sol et entre 40 et 60 °C pour un système utilisant les radiateurs (panneaux rayonnants).
L’effort le plus important pour la chaudière est le maintien de cette température de départ de l’eau de chauffage.
Plus il y a de différence entre la température de retour d’eau et celle de départ, plus l’effort est important.

Un peu comme une voiture : la consommation sera plus importante, à vitesse équivalente, dans une montée que sur un plat.

Régulation traditionnelle
Dans une installation traditionnelle, le réglage des vannes de radiateurs ou de chauffage au sol est statique, quel que soit l’usage des pièces et des événements (fenêtres ouvertes par exemple). La dépense énergétique est donc plus haute que celle réellement nécessaire (vous laissez sur le toit de votre voiture votre porte-bagages, alors que vous n’avez rien à transporter, mais il provoque quand même une surconsommation par sa résistance au vent).
L’effort à fournir par la chaudière est alors plus important, provoquant une consommation superflue.
Dans cet exemple, les vannes de radiateurs étant ouvertes à 80 %, la chaleur de l’eau, préparée à 60 °C au départ de la chaudière, se dissipera très vite et sa température chutera aux environs des 40 °C une fois de retour vers la chaudière.
La chaudière doit donc fournir un effort constant, correspondant à la différence départ-retour, soit de 20 °C.

Régulation « intelligente »
Lors d’une régulation « intelligente », prenant en compte les besoins réels des pièces, l’énergie thermique dépensée sera réduite au strict nécessaire. La chaudière ne devra alors fournir que l’effort réellement dépensé dans la maison.
Dans cet exemple, les vannes de radiateurs étant ouvertes selon les besoins réels (entre 10 et 50 %), la chaleur de l’eau, préparée à 60 °C au départ de la chaudière, se dissipera plus lentement et sa température restera aux environs de 50 °C une fois de retour vers la chaudière.
L’effort à fournir par la chaudière est donc considérablement moins important, environ 10 °C.
Cette différence d’effort pour la chaudière se traduit par une perte ou un gain d’énergie pouvant aller jusqu’à 60 % de votre consommation.
La prise en charge d’une telle précision dans la régulation ne peut, bien entendu, se faire manuellement. Il s’agit de « pilotage » de la régulation par domotique.

Ce phénomène est identique avec une distribution par le sol.
Les températures sont plus basses, mais l’effort de la chaudière se fait toujours sur la différence de température entre le départ de l’eau et le retour.
Le potentiel d’économies est, par contre, plus faible dans ce cas (entre 25 et 35 %), à cause de la grande inertie d’un tel système.
La directive 2002/91/CE du Parlement Européen et du Conseil – origine du futur passeport énergétique pour bâtiment – indique clairement l’importance de l’affichage et du relevé des températures intérieures dans les pièces afin d’éviter les usages abusifs des systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation.
L’utilisation « intelligente » de l’énergie est fortement recommandée par le Commissariat Européen à l’Énergie.